Programme

MERCREDI LE 4 SEPTEMBRE 2019JEUDI LE 5 SEPTEMBRE 2019

09:30-11:30 | PANEL : FAIRE DES AFFAIRES EN AFRIQUE  

Dans son rapport Doing Business 2019, la Banque mondiale mentionne un nouveau record établi par les pays d’Afrique subsaharienne pour la troisième année consécutive, avec plus de 107 réformes menées l’an dernier. Un constat cohérent, compte tenu des nombreuses améliorations apportées afin de faciliter les affaires pour les PME depuis 2012. Parmi ces réformes, on peut noter la création rapide d’entreprises, l’amélioration de l’accès au crédit, une meilleure exécution des contrats ou encore la réduction voire la suppression, selon les pays, du minimum de capital requis.  Par ailleurs, la croissance sur le continent, 3,5 % en 2018 (contre 3,6 % en 2017), devrait grimper à 4% en 2019 puis à 4,1% en 2020. Ces chiffres sont indicateurs de performances économiques en constante progression et d’opportunités d’affaires sans cesse renouvelées. 

Comment renforcer cette dynamique de réformes ? Comment ces réformes protègent-elles mieux les investisseurs ? Quelles sont les implications de ces réformes en termes d’offre et de création de richesses pour les entreprises et en termes d’avantages pour les investisseurs ? Quel impact les technologies ont-elles sur ces réformes ?  

12:00-14:00 | DÉJEUNER CONFÉRENCE : ZONE DE LIBRE-ÉCHANGE CONTINENTALE (ZLEC). UNE INTEGRATION PORTEUSE EN TERMES DE COMMERCE ET D’INVESTISSEMENTS  

Présenté par AFREXIMBANK 

Le 21 mars 2018, les représentants de 44 pays des 55 membres de l’Union africaine, se réunissaient pour créer la Zone de libre-échange continentale (ZLEC). La création de la zone partait d’un constat alarmant : seuls 16 % du commerce des pays d’Afrique se font avec d’autres pays du continent. L’Union Africaine (UA), initiatrice du projet, estime que la mise en œuvre de la ZLEC permettra d’augmenter de près de 60% d’ici à 2022 le niveau de commerce intra-africain. À terme, on parle de l’accès à un marché de 1,2 milliard de consommateurs potentiels, pour un PIB cumulé de plus de 2500 milliards $. L’instauration de cette zone de libre-échange pourrait également doper la compétitivité via d’autres biais : transfert de technologies, développement de l’industrie, diversification des sources de croissance et hausse des échanges à l’intérieur du continent. 

Comment la ZLEC va-t-elle favoriser les industries locales et, partant, la croissance économique des États signataires ? Quel impact de la ZLEC dans la création d’un marché commun et d’une union économique et monétaire en Afrique ? Comment la ZLEC pourra-t-elle attirer un maximum d’investisseurs ? 

14:30-16:30 | PANEL : LES DÉFIS DE L’INDUSTRIALISATION DE L’AFRIQUE  

 Malgré les taux de croissance élevés qu’il affiche dans l’ensemble, le continent africain souffre encore de certains déficits importants. On parle généralement de retards au niveau de la mécanisation et d’une offre insuffisante au niveau énergétique. Selon la Banque africaine de développement (BAD), « l’Afrique a besoin de profondes réformes structurelles pour diversifier son économie » et propose deux priorités : l’industrialisation et la création d’un grand marché continental. Entre autres recommandations, les analystes de l’institution africaine préviennent que « pour éviter le piège de l’économie informelle et le chômage chronique, l’Afrique doit s’industrialiser et créer de la valeur ajoutée pour ses abondantes ressources agricoles et minérales ». De plus, dans sa nouvelle transformation structurelle poussée par les innovations technologiques, une nouvelle Afrique doit être façonnée car les secteurs primaires et secondaires sont de plus en plus soumis à une mécanisation automatisée et dominée par la robotique. 

Pourquoi et comment donc (ré) industrialiser l’Afrique ? Quels éléments permettront aux pays africains de construire des économies plus solides ? Comment élaborer de nouvelles stratégies d’industrialisation et les intégrer dans les plans de développement et de croissance ?  

08:30-09:45 | TABLE RONDE : ENTREPRENEURIAT DES JEUNES ET DES FEMMES EN AFRIQUE. PLUS D’ENGAGEMENT POUR LE DÉVELOPPEMENT  

L’intégration économique des jeunes et des femmes est désormais essentielle en Afrique. Selon les données des institutions des Nations-Unies, le continent dispose de la population la plus jeune au monde avec plus de 200 millions âgés de 15 à 24 ans. D’après la Banque mondiale, cette tranche de la population représente 60% de la masse des chômeurs africains et au Bureau international du travail (BIT), on indique que les jeunes sont trois fois plus susceptibles d’être au chômage que les adultes et sont souvent exposés à des emplois de qualité inférieure. Les femmes, près de 52% de la population africaine, sont plus durement touchées avec près de 80% occupant un emploi précaire. Néanmoins, un rapport (2018) du cabinet Rolland Berger sur l’entrepreneuriat féminin indique que c’est en Afrique que le taux d’activité entrepreneuriale (TEA) des femmes est le plus élevé au monde. Ce constat pousse à développer encore plus un certain nombre de programmes autour des concepts d’autonomisation et d’employabilité. 

Comment mettre sur pied des plans de formation adaptés au marché de l’emploi en Afrique ? Comment accompagner les porteurs de projets et les entrepreneurs dans la mise en place d’incubateurs d’entreprises ?  

10:00-11:30 | PANEL : INVESTIR AU CANADA  

Reconnu depuis plusieurs années comme étant le pays du G7 disposant du meilleur climat des affaires, le Canada offre une large palette de secteurs d’investissement à haut rendement. En plus de disposer du plus court délai pour la mise sur pied d’une nouvelle entreprise, on y retrouve le plus bas taux d’imposition effectif de tout le G7. Plusieurs programmes sont ainsi déployés pour offrir à d’éventuels postulants les meilleures conditions d’accès au milieu des affaires dans le pays. Les immigrants investisseurs sont particulièrement visés. 

Comment se présente le marché de l’investissement au Canada ? Quels en sont les secteurs les plus attractifs et les plus rentables ? Comment disposer du statut d’investisseur au Canada et quels en sont les avantages et limites ?  

12:00-14:00 | DÉJEUNER CONFÉRENCE : POLITIQUES PUBLIQUES EN AFRIQUE. STRATÉGIES POUR UNE MEILLEURE GOUVERNANCE  

Selon une définition généralement adoptée à partir de plusieurs indicateurs, la bonne gouvernance tourne autour de l’affermissement de l’État de droit, l’amélioration de la gestion des affaires publiques, l’amélioration de la participation des populations dans la gestion des affaires du pays et l’efficience de gestion des finances publiques et d’un environnement incitatif pour le développement du secteur privé. Dans l’un de ses rapports sur le sujet, la Banque mondiale recommande que « la communauté mondiale du développement ne doit plus s’attacher simplement à savoir « quelle politique est la bonne » ; elle doit aller plus loin et se demander « comment faire en sorte que les politiques donnent des résultats qui améliorent les conditions de vie ». Particulièrement touchée par cette question, l’Afrique a mis en route un certain nombre de processus qui demandent à être accélérés. 

Comment se présente la gouvernance publique sur le continent africain ? Quelles sont les réformes politiques et économiques en jeu ? Quel rôle jouent la communauté internationale et les institutions mondiales et quelle aide apportent-elles dans ces réformes ? Quel impact l’innovation technologique a-t-elle dans le secteur public ? Quels outils mettre en place pour une meilleure gestion et une meilleure livraison des services aux administrés ?   

14:30-16:30 | PANEL : LE « DIGITAL BUSINESS » EN AFRIQUE  

Les économies du continent africain sont de plus en plus transformées par la numérisation. Même si l’informel continue de mobiliser des ressources importantes, le drain de la nouvelle économie accélère l’adoption de nouveaux modes de négoce. Le « monde digital africain » est donc en pleine ébullition et attire de plus en plus d’investisseurs, autant dans les infrastructures que le savoir-faire. De nombreux secteurs réclament, à la fois, un transfert de connaissances et un appui à travers des start-ups innovantes. 

Quels secteurs sont les plus prisés en matière d’innovation en Afrique ? Comment créer des « Ponts numériques Afrique-Canada » pour le transfert du savoir-faire canadien ? Comment former les nouveaux entrepreneurs ? Comment financer le démarrage des nouvelles entreprises ? 

 

 


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