L’industrie agroalimentaire en Afrique n’est pas un mythe

Tous les chiffres publiés depuis une dizaine d’années sont formels là-dessus. Dans une étude portant sur les rôles et les opportunités pour le secteur privé de l’industrie agro-alimentaire en Afrique, l’avis de la Facilité africaine pour les marchés inclusifs (AFIM) du Programme des nations Unies pour le développement est assez instructif. ‘’L’Afrique reste un continent stratégique pour l’industrie agro-alimentaire dans le monde, car elle détient 60% des terres arables non cultivées de la planète, rappelle-t-on. De plus, selon les Rapports de la Banque McKinsey and Standard, il faudra environ US $ 9,2 billions d’investissements cumulés pour nourrir le monde d’ici à 2050. La population de l’Afrique pourrait alors avoir presque doublé pour atteindre 2 milliards d’habitants. L’Afrique sub-saharienne seule aura besoin de 940 milliards de $ d’investissements, et environ 66 pour cent de ceux-ci seront nécessaires aux dépenses en capital de l’agro-business et de l’agro-industrie. En 2040, elle abritera un jeune sur cinq de la planète. Aussi, on estime que d’ici à 2030, les 18 meilleures villes du continent pourraient avoir un pouvoir d’achat combiné de 1,3 milliard de dollars et en 2020 auront une classe moyenne bien supérieure à celle de l’Inde. Les dépenses alimentaires et de boissons devraient augmenter davantage en termes absolus que toute autre catégorie de consommation et des études du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) montrent également que les marchés locaux et urbains de l’Afrique atteindront 150 milliards de $ en 2030, bien plus que la demande étrangère pour les produits traditionnels et les exportations à forte valeur ajoutée, qui sont projetées à 10 milliards de $ chacune. Enfin, des entrevues individuelles en profondeur avec les principales agro-entreprises au cours de l’étude ont révélé des possibilités d’investissement immenses de 10 milliards de dollars pour le Secteur privé dans l’industrie agro-alimentaire.’’