Électrifier l’Afrique : un enjeu et des batailles

Les nombreux experts qui ont planché sur ce chantier immense ont clairement indiqué que la sortie du continent de ‘’l’ombre’’ requiert de nombreuses ressources. Au centre du financement, la mobilisation de sommes colossales qui ne viendront jamais d’une seule et même origine. Entre autres combattants dans cette arène, le Français Jean-Louis Borloo, qui ne ménage aucun effort pour contribuer à l’électrification de l’Afrique. Son action peut servir de modèle aux investisseurs et autres philanthropes des Amériques. Mais il faut savoir que plusieurs Nord-américains ont suivi l’initiative « Power Africa » de Barack Obama et mobilisé plusieurs milliards de dollars. Le coût des investissements étant l’un des principaux obstacles à la résolution de la crise énergétique en Afrique, les estimations vont de 40 milliards à 400 milliards de dollars selon les sources. L’importance de ces montants se justifie par le manque criant des infrastructures mais aussi les coûts des investissements initiaux pour plusieurs ressources. Cela ne peut qu’inciter à contribuer à cette grande aventure, grâce aussi à des retours sur investissement assez importants et oscillant entre 15 et 25% selon les secteurs d’activité.