Économie bleue. L’apport du Canada au développement de la filière.

Le concept d’Économie bleue comprend les activités économiques liées à l’exploitation des ressources halieutiques mais aussi à la préservation des étendues maritimes et des côtes. En Afrique, plus de 12 millions de personnes travaillent dans le secteur de la pêche qui assure la sécurité alimentaire de plus de 200 millions d’Africains et génère une valeur ajoutée de plus de 24 milliards $US, soit 1,26% du PIB de l’ensemble des pays africains. Opportunités en vue.

Selon les derniers chiffres disponibles, la consommation mondiale de poisson et de fruits de mer devrait croître de 9 % à l’horizon 2027. La demande croissante de fruits de mer aux fins de l’alimentation (+11 %) résultant de la croissance démographique et de l’augmentation des revenus n’est que partiellement compensée par la réduction des autres utilisations du poisson et des fruits de mer, notamment dans les aliments pour animaux (-9 %). De plus, la demande alimentaire sera de plus en plus satisfaite par l’aquaculture, qui connaîtra d’ici 2027 une expansion de près de 20 %, encouragée par les prix élevés des produits comestibles de la mer.

Le Canada, qui possède le plus long littoral au monde avec plus de 202 000 km de côtes, a accès à des étendues qui procurent plus de 350 000 emplois au pays et génèrent 36 milliards $CAD chaque année dans les secteurs des pêches, des transports, du tourisme et de l’énergie. Que ce soit en matière d’aquaculture de biotechnologie, d’équilibrage des écosystèmes aquatiques sains et durables grâce à une dynamique de protection de l’habitat, les autorités canadiennes ont instauré un accompagnement constant des acteurs de la filière.

Des dispositions sont ainsi régulièrement prises à Pêches et Océans Canada pour valoriser le secteur et accompagner le savoir-faire canadien en termes d’exportation vers les marchés porteurs à l’international. Justin Trudeau, premier ministre du Canada, avait déclaré à ce sujet que la construction d’une économie océanique durable est un défi mondial à relever, en précisant dans le même souffle que le Canada est déterminé à faire sa part et à travailler avec ses partenaires.

Tout le savoir-faire qui en découle pourrait donc bénéficier à l’Afrique où la filière « bleue » est encore dominée par les communautés locales et gérée de manière artisanale. On pense particulièrement à l’innovation à travers la recherche, la production, la transformation, la distribution et même l’exportation, dans certains cas. Un volet auquel s’ajoute celui de la conservation des écosystèmes marins et des stocks de poissons. En se fondant sur des éléments de recherche scientifique, on pourra envisager de pêcher les stocks excédentaires, prévenir la surpêche et promouvoir une surveillance efficace facilitant la régénération des stocks.



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