Égalité des genres. La disparité hommes-femmes sur le marché du travail handicape le développement en Afrique.

Parmi les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies devant être atteints à l’horizon 2030, figure en bonne place la cessation de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Il a été démontré à plusieurs reprises que l’autonomisation des femmes avait un effet multiplicateur et contribuait à stimuler la croissance et le développement économique dans tous les domaines. Cette question est au cœur de l’un des thèmes majeurs présentés au Forum Afrique Expansion.

Au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) on indique que, même s’il y a relativement plus de femmes africaines présentes sur le marché de travail que dans d’autres régions du monde (près de 7 femmes sur 10 en Afrique subsaharienne sont intégrées à la population active contre 6 sur 10 en Amérique du Nord, 5 sur 10 en Europe, en Asie et dans le Pacifique) beaucoup d’entre elles exercent un travail informel, mal rémunéré et peu productif puisque 76 % de femmes occupant un emploi travaillent en dehors du secteur non agricole formel, contre 59 % en ce qui concerne les hommes. Pourtant, une proportion égale de femmes et d’hommes dans la population active, un accès équitable au travail rémunéré et le même niveau de productivité pourraient hausser le PIB de l’Afrique de 3 à 16 %, précisent les experts « onusiens ».

Dans le même ordre d’idée, une étude du cabinet McKinsey & Company publiée en 2019 et intitulée « Le pouvoir de la parité – Faire progresser l’égalité des femmes en Afrique », révèle que le continent pourrait ajouter 316 milliards $US à son PIB, soit une augmentation de 10 % d’ici à 2025 si chaque État parvenait à suivre la trace des meilleurs pays du continent à cet effet. Des mesures pratiques sont donc attendues pour un développement concret de l’entrepreneuriat féminin en Afrique.

À cet effet, Ottawa promeut notamment la Déclaration commune sur le commerce et le renforcement du pouvoir économique des femmes, adoptée en décembre 2017 par plus de 120 membres et observateurs de l’Organisation mondiale du commerce, visant à éliminer les obstacles au renforcement du pouvoir économique des femmes et à accroître leur participation au commerce international. Cette dynamique est au cœur de l’aide internationale du Canada et de ses politiques de promotion du commerce et de l’investissement.

L’Afrique est lourdement concernée par ce dossier car, on le voit, les chiffres demeurent insuffisants pour parler d’une véritable égalité des genres.



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